Stress, intestins et sophrologie.

Quand le niveau de stress reste haut, les intestins peuvent se nouer, la respiration se bloquer, j’utilise alors la sophrologie.

« L’homme sage est celui qui va bien de l’intestin » Bouddha

Avant l’IRM et les examens complémentaires, les médecins questionnaient leurs patients sur la consistance de leurs selles, les urines, la transpiration…

Ou l’intestin garde tout pour lui, ou se déversent en flots incessant, ou il va bien docteur.

Les maux du ventre sont souvent des mots non prononcés du corps, l’intestin grêle est un lieu d’échange, un grand centre de tri, il traque l’intrus, le germe qui pourrait déclencher la gastro-entérite, celui qui déclenche l’allergie… Il ne laisse normalement passer que les molécules de petits poids bienfaisantes pour l’organisme. En cas de stress prolongé, le système immunitaire est impacté et  va donc affaiblir les défenses naturelles. Il est aussi notre deuxième cerveau.Le système nerveux entérique (SNE) avec 200 millions de neurones. Ce lieu sécrète 90% de la sérotonine, ce fameux neurotransmetteur qui nous permet de mieux gérer nos pulsions, nos émotions,  notre sommeil.  Il y a un échange permanent entre le SNE lui et le système nerveux central (SNC), dans le cerveau, via deux grands nerfs dont le Nerf vague qui semble, d’après les recherches en cours, être le principal transmetteur.

« J’ai les intestins noués » « Je n’ai pas digéré ce qu’il (elle) m’a dit.

Le SNC est en permanence informé de ce qu’il se passe dans votre tube intestinal et y répond en modulant les fonctions gastro-intestinales. Notre intestin ne fait pas la différence entre un désagrément
physique (virus gastro-entérique) ou un événement émotionnel (colère, peur..).  Son
premier réflexe est l’action, je me débarrasse de l’intrus par le haut, vomissements ou le bas, diarrhées. D’où des maux de ventre. Un diagnostique doit cependant être posé par un médecin, pour vérifier qu’il n’y ait pas une maladie.

Le stress impacte aussi la barrière intestinale qui devient poreuse et laisse passer dans le sang, des protéines de poids moléculaires trop haut, ceci déclenche une réaction immunitaire : intolérances alimentaires. Notre système digestif abrite notre « microbiote » 100 000 milliards de bactéries indispensables à son fonctionnement et là encore  une voie de communication sur l’axe Microbiote-intestin-cerveau via le nerf vague. Les molécules qui transmettent ce message proviendraient des bactérie elles mêmes et agissent sur le cerveau par différents canaux : sang, cytokines (cellules comparables aux hormones) , les cellules entéro-endocrines (cellules de l’intestin). On pense même qu’un problème de notre microbiote intestinal pourrait être déclencheur de maladies psychiatriques et neurologiques.

Quelles solutions : des probiotiques et surtout bienvenue à la sophrologie qui va proposer :

La respiration abdominale afin de masser ainsi toute la masse intestinale et notre colon transverse qui participe à la gestion du stress.

Tous les mouvements qui permettent de se libérer des tensions.

Des visualisations pour renforcer le système immunitaire de l’intestin, son microbiote et sa sécrétion intestinale de sérotonine.

« Tout va mieux docteur mes selles se portent bien ».

 

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